Aimer et Protéger les océans – Consommation durable

Consommer moins ET consommer mieux

L'Institut océanographique défend l'idée qu'il faut globalement diminuer notre consommation de protéines animales, qu’elles proviennent de la viande ou du poisson. L’Homme est omnivore, mais au fil du temps il a développé un appétit féroce pour les protéines animales. Les sociétés développées sont aujourd’hui menacées par l’obésité plus que par la famine !

L’élévation du niveau de vie a fait progresser la consommation de poisson deux fois plus vite que la population mondiale. On prélève trop. Il est urgent de revoir notre modèle économique et social pour relâcher la pression sur la planète.

S’agissant du poisson, il faut modérer tout particulièrement la consommation des grands prédateurs (thon rouge, espadon, mais aussi saumon ou crevettes tropicales) : ils sont généralement surpêchés dans le milieu naturel, alors que leur élevage pose le plus de problèmes environnementaux.

Privilégier au contraire les « petits » poissons en bas de la chaîne : sardines, maquereaux, mulets, qui sont bien mieux directement dans l’assiette que pour nourrir les élevages de grands prédateurs. En outre, les polluants présents dans l’eau de mer s’accumulent au fil de la pyramide alimentaire et sont donc plus concentrés au sommet. Et quitte à manger des prédateurs, éviter les pièces les plus petites afin d'inciter les pêcheurs à ne prendre que les gros et donc laisser aux stocks la possibilité de se reproduire.

Eviter avant tout les espèces au bord de l’extinction : espadon, requins, thon rouge, anguille.

L’aquaculture n’est pas un mal, lorsqu’elle est encadrée. L’Homme a été contraint de développer l’élevage à terre voici 10.000 ans. Aujourd’hui, la limite atteinte (et dépassée) pour les pêches marines crée le même besoin. Il faut par contre éviter les dérives de l’élevage intensif et encadrer tant les conditions d’élevage que l’alimentation des poissons. Il vaut mieux privilégier les poissons herbivores, ou accepter pour les carnivores une alimentation alternative aux farines de poissons, même si cela peut sembler moins naturel.

Dans le cadre décrit précédemment, les labels permettent d’identifier les solutions les plus acceptables. La « durabilité » de la pêche dépend de nombreux facteurs : espèces, mais aussi lieu, saison, technique de pêche… Face à cette complexité, les labels donnent des indications utiles. Mais ils ne sont pas tous équivalents et il faut les connaître pour comprendre ce que chacun assure et ses limites.

Il est toujours souhaitable de privilégier une pêche ou une production locale. Non seulement car c’est bon pour l’emploi, mais aussi pour profiter à plein du socle réglementaire français et européen.

En parallèle, il est essentiel de préserver la qualité de l’eau des pollutions diverses qui souvent viennent de terre et des activités humaines : plastique et déchets divers, produits phytosanitaires, perturbateurs endocriniens, CO2 qui acidifie l’océan.

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